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Terre.gif Par un jour ensoleillé de février, une vieille paysanne lançait une boutade à l’adresse d’un mois de janvier plutôt froid et neigeux : vas te faire voir ami yennayer, mes chevreaux sont sortis aujourd’hui !

Janvier qui n’avait que 30 jours, ayant été vexé par l’attitude de la vieille femme, pria février de lui prêter un jour pour laver l’affront. Aussitôt dit, février s’amputa d’une journée et l’offrit à janvier qui, en un laps de temps, tourna en une bourrasque qui eut raison des biquets.

Cette fable, bien de chez nous, citée par Api (l’abeille du Djurdjura) lors des dernières neiges, remonte au calendrier agraire bien calculé par les Berbères au temps des Pharaons. Cette journée de tempête qu’on appelle « Amerdhil », c’est-à-dire « l’empreint » », est toujours d’usage dans le calendrier « Amazigh » dont le 1erjour de l’an correspond au 12 janvier du calendrier universel.

Considéré comme une survivance du calendrier Julien, le calendrier « Amazigh » auquel il ne reste que des vestiges, s’est étiolé au fil des temps pour ne subsister qu’à travers les contes anciens. Pour mieux comprendre ce qu’était l’agenda du peuple Amazigh, il faut se référer à toutes les réformes adoptées tout au long de l’histoire dont la dernière en date fut celle décidée par le pape Grégoire XIII.

Mon propos n’est pas de revenir sur la légende de la vieille en ces journées chaudes de printemps, ni sur le nombre de jours que comptent les différents calendriers de par le monde, mais de jeter un regard sur cet espace-temps qui bouleverse la physique et la philosophie.

Avant que « nos ancêtres les Gaulois » ne se décident à quitter le pays et de rendre à César ce qui appartient à César, il y avait et ils y sont toujours, nos ancêtres « les Arabes » qui nous ont bernés d’une façon magistrale jusqu’à nous faire renier, sans aucun complexe ni aucune gêne, nos vrais ancêtres.

Et « les amazighs » étaient partis pour une randonnée de plusieurs siècles à travers des sentiers tortueux où rien de pousse sauf les épines et le rebut d’une vie amère qu’ils avalèrent jusqu’à la lie. Ainsi, se dessina le sort de ce peuple qui abandonna le calcul de son espace-temps pour le convertir à une autre échelle qui leur faussa toutes les données.

« Les amazighs » qui savaient si bien gérer leur espace-temps, étaient pris au piège et ne purent se dégager des rets où ils étaient pris pour toujours. Le filet était divinement tissé et les quelques tentatives esquissées, ici et là, pour y échapper n’auront servi à rien.

Aujourd’hui, qu’en est-il de ce pays millénaire qui s’apprête à célébrer son cinquantenaire comme si son histoire a commencé en 1962 ? Pour illustrer cette absurdité, un chef d’Etat français en visite officielle en Algérie, prononça ses premiers mots par une phrase lourde de sens : « la France historique salut l’Algérie indépendante », avait-il dit à sa descente d’avion.

Aberration de l’histoire ou reniement de soi, l’Algérien s’est confiné volontairement dans un moule qui n’est pas le sien et n’est pas prêt d’en sortir. Depuis les années de grâce ou les années d’aucune grâce qui composèrent cet espace-temps qui échappe à la raison humaine, rien n’a changé et rien ne changera.

Même si hier n’est plus aujourd’hui et aujourd’hui ne sera pas demain, l’intervalle qu’il y a entre le commencement et la fin ne se mesure pas. Au final, cette dimension n’aura qu’une valeur égale à néant, c'est-à-dire, le trépas qui prédomine en chacun de nous. Cette fatalité devrait nous inciter à dépasser toutes nos zizanies pour que la traversée du temps qui nous est alloué soit plus agréable.

Par Idir AIT MOHAND ou Matricule S/5341 - Publié dans : Mes articles - Communauté : Formation continue
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Urnes-copie-1 Hypocrisie, fourberie, imposture, mascarade, mensonge, tromperie, sournoiserie, sont autant de termes dont raffolent ceux qui ne veulent pas que ce pays puisse ressembler à une nation.

Depuis ce matin, veille des élections qui n’intéressent que les farceurs qui tentent de faire avaler la couleuvre à une populace en mal d’être, l’accès à Internet est restreint à un débit nul un peu partout dans les foyers.

J’apprends à l’instant, via Berbères tv, que des installations sises à Bab-Ezzouar, ont fait l’objet d’un incendie, ce qui expliquerait l’absence de connexions. Volontaire ou involontaire, cet incendie, s’il a eu lieu réellement, n’est qu’un truchement pour faire passer la pilule.

En effet, comment expliquer qu’il en est de même sur les autres supports mobiles ? Après toutes les peines que je me suis données à souscrire à des abonnements, ici et là, sur différents réseaux câblés, me voici à la recherche d’une hypothétique solution en essayant de passer par des réseaux sans fil.

Eh bien, autant pour moi, les sommes que j’ai déboursées pour ces abonnements coûteux, n’auront servi à rien. S’il est vrai qu’Internet, comme tout équipement moderne, est une nécessité pour les peuples civilisés, par contre, il est le malvenu chez les incultes d’un conformisme obsolète.

L’erreur, et c’en fut une, c’est d’avoir cru en un avenir meilleur  il y a de cela  50 ans lorsque l’Algérie retrouvait son indépendance. Ironie du sort, ce cinquantenaire coïncide avec les mêmes jours qui marquèrent le pays d’une encre indélébile. Pendant qu’Alger était livrée aux hordes assassines de l’OAS dont l’attentat le plus sanglant fut celui du bureau de la main-d’œuvre, d’autres régions du pays retrouvaient la paix.

Je me souviens comme si c’était hier de ce triste mercredi 2 mai 1962, tout comme je me souviens des jours suivants : jeudi, vendredi et ainsi de suite jusqu’à l’euphorie du jeudi 5 juillet 1962 qui m’avait fait oublier mon anniversaire. C’était beau, c’était bien malgré les blessures dues à 7 ans et demi de guerre.

50 ans après, l’Algérie millénaire n’arrive toujours pas à se réconcilier avec elle-même. Elle se recherche encore à travers des schémas d’importation qui font d’elle une nation à la traîne malgré toutes les richesses dont elle dispose.

L’Algérie des chimères, attend qu’on lui redonne son cachet pour retrouver ses marques car pour le moment, elle n’arrive même pas à définir son calendrier. Au début, ce fut dimanche qui marquait sa fin de semaine comme partout ailleurs, ensuite on décida de l’écarter du pôle civilisé pour instaurer le vendredi et maintenant c’est samedi. Au fait, pourquoi a-t-on choisi le jeudi 10 mai, jour de travail, pour les élections ?

Ceci dit, je rajoute que si j’éprouve des difficultés à rédiger, j’y trouve une certaine thérapie qui m’aide à mieux supporter la bêtise de ceux qui s’entêtent à vouloir à tout prix noyer ce beau pays au fond des abysses. Avec un débit de connexion de 14,492 Kbps (1,812 Ko/sec), j’imagine que je dois attendre l’après-vote pour publier mon post !

 

Par Idir AIT MOHAND ou Matricule S/5341 - Publié dans : Mes articles - Communauté : Le champ du monde
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  • Idir AIT MOHAND ou Matricule S/5341
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  • Privé d'instruction, autodidacte, rétrogradé injustement, formé par défaut, j'essaie de m'exprimer à travers cet espace.

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